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  le blog bonopat

La formation des jeunes apprentis boulangers, pâtissiers et boulangers pâtissiers à la Maison Familiale de la Bonnauderie à Cholet (49). Tel : 02 41 75 60 30.

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Intervention historico - pâtissière.

Ce mardi 12 mai 09, Lucien Maillet (87 ans) et Michel Piétain (63 ans) rencontrent à la MF CFA de la Bonnauderie, Gérard Mary (45 ans) et les apprentis pâtissiers 1ère année (16-17-18 ans). 4 générations de pâtissiers dans la même salle de cours , l'échange fut savoureux !

Angles de vues, réflexions d'apprentis, morceaux choisis :


Jordan:
Lucien nous a expliqué que durant son apprentissage (en 1935), il n'était pas payé mais son patron le nourrissait. M Piétain lui était payé 5 francs (en 1960) alors que maintenant nous avons une paie d'environ 310 €.

Alexis M.:
En 1935 les fours marchaient au bois, donc les ouvriers devaient commencer leur journée avant, le temps que le four chauffe. Même leur jour de repos, ils devaient venir l'allumer. Tandis que maintenant, les fours sont programmables et chauffent en quelques minutes.

Lucas :
Pour conserver les oeufs, les pâtissiers les mettaient dans des sortes de cuves en ciment qui étaient remplies d'eau et de chaux. Il se formait une petite croûte à la surface qui protégeait le contenu de la cuve de l'air.
Ils faisaient ça car il n'y avait pas encore les frigos. J'ai retenu cette anecdote car je trouve ce procédé étonnant.

P.S. : Jusqu'à la fin du 19ème siècle,  pour faire un apprentissage, il fallait payer le maître d'apprentissage.

Cédric :
En apprentissage, ils n'avaient pas de salaire et ils faisaient des semaines de 60 à 70 heures. Cela m'a un peu choqué car maintenant, à notre époque, nous ne pouvons pas n'avoir aucun salaire, l'argent est devenu plus important qu'avant. Et puis il y a les 5 semaines de vacances que eux n'avaient pas .

Quentin :
En 1936, au début de la pâtisserie, les recettes étaient confidentielles. Il était bien moins facile de trouver des recettes car chaque entreprise, chaque maison les cachaient, alors que maintenant les patrons n'hésitent pas à dévoiler leurs recettes que ce soit par le biais d'internet ou de magasines.

Alexandre :
L'intervention de M Maillet et de M Piétain m'a appris que le métier était dur, qu'il a bien évolué et qu'il fallait tout faire (ex : nappage, amandes effilées, hachées...) et que l'hygiène était moins tenue qu'aujourd'hui.

Kevin :
Ils n'étaient pas payés, juste nourris et logés et ça ne les dérangeaint pas plus que ça, mais Lucien a rigolé quand il a vu notre étonnement. J'ai bien aimé cette intervention car c'était marrant de voir 4 générations de pâtissiers.

Samuel :
J'ai trouvé bizarre quand M Maillet a dit que chaque entreprise avaient ses recettes et que personne ne se les communiquait.

Thomas :
Les oeufs pailles pouvaient gacher toute une préparation.

Paul :
L'anecdote que j'ai retenue est celle de M Maillet qui un jour avait loupé 10 l de glace à cause d'un oeuf paille.

Stacy :
Les cornes que l'on a en ce moment étaient faites avec des cornes de vaches, dans le temps.

Yoann :
Après la guerre il n'y avait plus de marchandises pour travailler.









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J
bonjour,je suis le fils de Lucien et il m'a demandé de vous expédier par mail la photo de la grille du Château de Marly-le-roi qu'il avait réalisée en 1956 lors d'une exposition à Angers. Je vous l'ai envoyée deux fois mais sans savoir si j'avais la bonne adresse mail! Pouvez-vous me confirmer ou infirmer la bonne réception de ce mail?merci beaucoup pour ce que vous faites pour la professsion.CordialementJean-Luc Maillet
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T
Vous aviez déjà organisé une rencontre semblable il y a quelques temps (un an ou deux, peut-être), qui était déjà aussi riche d'enseignement. Par les petites choses qu'on ressent en lisant entre les lignes des apprentis, on comprend que cette nouvelle expérience les a marqué. Je répète sans doute le commentaire que j'avais dû posté à l'époque mais, pour ces jeunes, la connaissance de leur métier passe par ce "patrimoine" humain si important que représentent tous ces passeurs de savoir.Continuez ainsi, et vous formerez encore longtemps des générations de passionnés (et j'en connais !). Vous pouvez en être très fiers !
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